Dieu a la plus grande sollicitude pour les plus vulnérables et le démontre de manière unique en Jésus. Sa sollicitude va d'abord à ceux qui sont atteints dans leurs possibilités physiques. Chaque fois, dit-il, qu'un homme menacé se redresse et reçoit de nouvelles chances dans la vie, le Royaume de Dieu s'est rapproché.

Le plus frappant est la sollicitude de Jésus pour l'homme blessé physiquement. Une grande partie des évangiles traite de l'oeuvre de service de Jésus auprès des malades, des aveugles, des sourds, des lépreux. Matthieu présente Jésus comme le serviteur de Dieu dont le prophète Isaïe avait dit : « Il a pris nos infirmités, il s'est chargé de nos maladies » (Mt 8,17). Aussi est-ce à bon droit que le soin des malades est l'un des domaines privilégiés de la diaconie chrétienne.

Mais il y a de plus en plus de `prochains' qui sont abattus psychiquement. Ce sont la plupart du temps des personnes dont la souffrance est sous-estimée, parce qu'elles ne manifestent aucune pathologie corporelle directe. Sont-elles vraiment si malades ? Leur souffrance dépasse souvent celle des malades physiques. Jésus avait pitié des personnes qui étaient possédées `par des démons'. Des personnes incapables de se maîtriser et qui devenaient le jouet de pulsions incontrôlables. Beaucoup d'entre elles n'étaient-elles pas ceux que nous qualifions actuellement de malades mentaux ? Si Jésus était proche d'eux, nous, chrétiens, avons là aussi un devoir de service. Celui-ci devient d'ailleurs de jour en jour plus nécessaire et plus urgent.

("Envoyés pour Servir" - Les Evêques de Belgique)

Dans chacune de nos paroisses, des chrétiens visitent les personnes isolées,
dans les maisons de repos ou les hôpitaux,
leur portent la communion ou leur font des visites d'amitié :
n'hésitez pas à faire signe !