Nous
aimons notre Eglise avec ses limites et ses richesses, c’est notre Mère. C’est
pourquoi nous la respectons, tout en rêvant qu’elle soit toujours belle :
Une
Eglise qui écoute avant de parler, qui accueille avant de juger, qui pardonne
sans vouloir condamner, qui annonce plutôt que de dénoncer. Une Eglise de
miséricorde.
Une
Eglise où l’Esprit Saint pourra s’inviter parce que tout n’aura pas été prévu,
réglé et décidé à l’avance. Une Eglise ouverte.
Une
Eglise où l’audace de faire du neuf sera plus forte que l’habitude de faire
comme avant.
Une
Eglise où l’on pourra prier dans sa langue, s’exprimer dans sa culture, et exister
avec son histoire.
Une
Eglise dont le peuple dira non pas « Voyez comme ils sont organisés mais
« Voyez comme ils s’aiment ».
Eglise
d’ici et d’ailleurs, Eglise des banlieues, des rues et des cités, tu es encore
petite, mais tu avances. Tu es encore fragile, mais tu espères. Lève la tête et
regarde : le Seigneur est en toi.